Photographies : Rémy Lidereau pour Etonnantes

Delphine, qu’est-ce qui t’a amenée à l’illustration et à l’Art en général ? Tu as toujours voulu faire ça ?
DELPHINE VAUTE : Je ne peux pas te dire que lorsque j’étais petite je voulais être artiste, ça s’est fait au fur et à mesure. Je dessinais tout le temps, j’ai fait arts plastiques au collège et au lycée et ensuite j’ai fait les Beaux Arts à Angers. Je ne me suis pas trop posé de questions et je ne regrette pas du tout d’avoir fait ça, d’avoir choisi de créer des images. Après les Beaux Arts, j’ai fait une fac d’Histoire de l’Art à Nantes car cela m’intéressait de comprendre la création passée et la création des images. Ça m’a vraiment aidée à construire mes images par la suite. L’acte créatif n’est pas gratuit, quand je construis une image, même les petits détails ne sont pas inopportuns. Avoir fait Histoire de l’Art permet d’apprendre tout le lexique. Ce qui me plaît dans la construction des images c’est de raconter quelque chose par les détails.

Depuis combien de temps es-tu illustratrice ?
Depuis une dizaine d’années. J’ai fait des ateliers, des petits boulots aux débuts parce que quand tu commences ton activité, tu n’en vis pas à plein temps immédiatement. Surtout, on n’ose pas se lancer à plein temps au début. Et puis après on se dit qu’on a besoin de temps pour créer alors on se lance …

A travers tes images, fais-tu référence à des inspirations ou des artistes que tu as découverts lors de tes études ?
Oui ça m’arrive mais il y a quand même une part d’inconscient. J’ai surtout une grosse documentation sur l’univers botanique et animalier et d’illustrateurs naturalistes, que je n’ai pourtant pas étudiés en Histoire de l’Art car il y a une certaine catégorisation par les enseignants de ce qui est de l’Art ou pas. Alors que tout peut être un geste artistique, c’est à nous de faire la part des choses quand on grandit.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes
© Rémy Lidereau pour Etonnantes

D’où te vient cette obsession pour l’animalier et l’enfance ?
J’ai grandi à la campagne et je ne m’ennuyais jamais. Je pense que mes parents ne m’ont jamais inscrite à un centre aéré. Je suis assez timide et solitaire, j’ai vécu à la campagne à passer ma journée à bricoler dans le jardin ou chez ma grand-mère avec ses poules et ses lapins. Ça me convenait très bien et je ne regrette pas du tout, je regardais la nature, les animaux, j’étais fascinée par ça.

Dès petite tu dessinais donc déjà des animaux comme tu le fais aujourd’hui ou ça t’est venu plus tard ?
Oui je dessinais beaucoup d’animaux. Je réussissais plus à dessiner des animaux que des êtres humains ! Mais je trouve intéressant de travailler sur le thème de l’enfance aussi parce qu’il y a une imagerie et une économie autour de l’enfance, qui voudraient la rendre parfaite et laisser penser que les enfants sont innocents. Alors que c’est beaucoup plus nuancé que ça. J’aime utiliser les représentations de l’enfance pour parler de la cruauté, de choses dont on ne parle pas. L’enfance n’est pas parfaite, ça peut être dur, les enfants peuvent être violents entre eux, envers les animaux aussi. J’aime réaliser un visuel assez édulcoré, doux dans le propos pour attirer l’œil et après avec un détail, comme un coup de couteau sur la toile, dire que ce n’est pas si beau.

Les tons pastels de tes dessins sont toujours chahutés par un détail dérangeant. Quel est le sentiment que tu veux faire naître chez les personnes qui regardent tes dessins?
C’est vraiment ça, je veux les déranger ! Sans absolument vouloir choquer les gens et les envoyer chez le psy pendant dix ans, mais c’est vraiment ça mon propos : construire une image belle et la déconstruire par un petit détail qui vient la perturber. C’est peut-être un peu ma vision de la vie.

Il y a toujours une part de toi dans chaque dessin ?
Non je ne pense pas. Peut-être inconsciemment mais tous mes dessins ne sont pas tous autobiographiques. Si chaque artiste met un peu de soi dans ce qu’il fait, c’est surtout inconscient.

Je pense aussi à ton roman graphique « Yvonne l’enfant château », qui parle d’une petite fille qui s’ennuie à la campagne. Yvonne c’est toi ?
Oui c’est moi, d’autant plus que je n’ai pas choisi ce prénom par hasard parce qu’Yvonne était le prénom de ma grand-mère. Quand je n’habitais pas à côté de chez elle, j’y passais presque tous les étés et quand on a habité près de chez elle ensuite, j’y allais quasiment tous les week ends et vacances scolaires. Elle a participé à la construction de mon enfance et de ma vie. La base de la petite gamine qui s’ennuie à la campagne avec les poules et les lapins, oui c’est moi. C’était un petit clin d’œil à mon enfance mais après j’ai inventé une histoire un peu plus inquiétante. 

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Comment crées-tu ? Tes dessins sont d’une précision quasiment scientifique…
Oui je me documente beaucoup. Au début quand je cherchais mon style graphique je n’étais pas du tout dans ce côté réaliste, je faisais juste des inclusions dans mes dessins de gravures anciennes zoologiques et botaniques. Et ensuite j’ai enlevé ce côté collage que j’ai remplacé en dessinant vraiment précisément. Au départ j’avais beaucoup de documentation papier, que l’on trouve dans les livres anciens d’histoire naturelle et de zoologie.

Et pourquoi des livres anciens et pas actuels ?
C’était la représentation qui m’intéressait, un dessin très précis. J’ai quand même des livres de photographie sur les animaux mais au départ, cela donnait un repère à mon œil d’avoir le trait déjà défini. Maintenant j’utilise plus des documents que je trouve sur Internet, j’utilise plus de  photos documentaires d’animaux. Même si je regarde ce que font d’autres artistes, je ne veux pas avoir comme repères des représentations dessinées, je ne veux pas que même inconsciemment, je prenne le point de vue d’un autre artiste. Je veux avoir une information la plus objective possible, même si dans une photo il y aussi un point de vue.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Tu parlais de construction d’image : une fois que tu as toute ta documentation, sais-tu déjà ce que tu vas construire comme dessin ?
Souvent j’ai une idée. Parfois j’ai un carnet où je dessine très rapidement. Je commence par la documentation en ayant une petite idée, je prends des images qui me plaisent, je les dessine et ensuite je les assemble entre elles. Je fais tous ces croquis que je compose ensemble et ensuite je redessine et je passe à la colorisation. Pour les dessins c’est : crayons de couleur, crayons, feutres très fins et pour faire les coulures j’utilise de l’acrylique. Mais pour les toiles c’est un autre processus, j’ai une petite idée de la composition, je commence par peindre et ensuite je déconstruis la peinture et je reviens au crayon, directement sur la toile.

La peinture et le dessin sont deux processus différents. En aimes-tu un plus que l’autre ?
Non j’aime bien les deux. Avant je ne faisais que du dessin et c’est une galeriste qui m’a dit : « pour la dernière exposition de ma galerie, je veux t’exposer mais tu fais de la peinture ». Timidement j’ai commencé à lui faire des compositions sur du carton, mais elle m’a poussée à passer sur toile, à me prendre quasiment la main pour peindre ! C’est vraiment elle qui m’a poussée à passer à la peinture, c’est grâce à elle si je peins. Ce n’est pas le même geste ni le même processus de travail que le dessin. Parfois, il y a des toiles qui restent dans mon atelier pendant un mois, que je laisse reposer et sur lesquelles je reviens plus tard. Avec la peinture, je peux faire une pause, tandis que lorsque je commence les colorisations sur les dessins, j’aime bien aller jusqu’au bout. Pour les toiles ce qui est bien c’est que je peux les commencer, revenir dessus, tout effacer, j’ai une liberté qui fait que si je rate ce n’est pas grave. Une liberté que je n’ai pas sur le dessin pour lequel je ne me donne pas le droit à l’erreur.

Tu fais encore des erreurs en dessin ?
Oui, parfois je peux être critique sur mes dessins.

Et une fois qu’ils sont finis, tu en es satisfaite ?
Oui j’assume tous mes dessins. Mais j’ai quand même un regard critique dessus. Je pense qu’il faut assumer à 100% son travail, surtout si on le montre. Les dessins que je n’assume pas, je ne les montre pas.

A quoi penses-tu lorsque tu dessines ?
Quand je fais les compositions pour mes dessins, il faut que je sois très concentrée donc je ne pense qu’à la composition. Mais dès que je colorise, je pense à plein de choses, je peux écouter des documentaires, j’écoute beaucoup la radio quand je dessine. Quand je compose, j’entends le fond sonore mais je ne peux pas être concentrée sur ce que j’entends.

Que ressens-tu quand tu crées ?
Quand je colorise, souvent je suis bien. C’est un processus assez long, assez minutieux. C’est un des moments que je préfère après la composition même si parfois c’est plus laborieux, plus minutieux. Parfois je ne suis pas contente de moi alors je cherche, je veux un dessin assez précis, je ne suis pas contente de ce que j’ai fait, alors je ne me contente pas de ce que j’ai. J’ai quelques fois l’impression de ne plus savoir dessiner, de ne pas pouvoir représenter ce que j’ai envie. Représenter ce que l’on veut en dessin est un exercice quotidien. Mais c’est un plaisir de dessiner, même si parfois je ne suis pas satisfaite de moi. Je me sens heureuse et chanceuse de faire une activité qui est non seulement mon travail, mais aussi ma passion.

Comment tu t’organises pour travailler au quotidien ?
Je ne me donne pas d’horaires tous les matins. En fait je travaille tout le temps. Tous les jours. Après je fais aussi des activités avec la personne qui partage ma vie, j’ai quand même des amis, je sors de chez moi !

Tu travailles autant parce que c’est nécessaire pour toi ou pour honorer tes commandes ?
Oui c’est plutôt nécessaire. Après quand j’ai des commandes, il faut bien que je les fasse parce que personne ne va les faire à ma place. Mais je ne le prends pas comme une nécessité c’est juste que c’est vraiment une envie. C’est vrai que je pourrais faire des pauses plus souvent… Mais j’en fais quand même, je sors, je fais des expos, je voyage.

Tu es bien obligée de sortir avec tes expositions en cours !
Oui ! Il y en a une à Stereolux qui est installée jusqu’au 30 mars. Une autre à Bourges, et je suis en train de faire d’autres toiles pour une exposition à Château-Gontier. La peinture me demande beaucoup plus de temps que le dessin. Je peux rester longtemps à regarder mes documentations sans peindre, à réfléchir.

C’est du temps perdu quand tu ne peins pas ?
Ah non pas du tout ! Je peux avoir des toiles dans l’atelier que je laisse visibles parce que j’ai besoin de les regarder et de réfléchir dessus pour dessiner ensuite. Et peindre est nouveau pour moi,  cela fait seulement quelques années que je peins. Mais la vie c’est ça aussi : des rencontres avec des gens qui te bousculent dans ce que tu sais faire. Le dessin c’est quelque chose que j’arrive à maitriser maintenant et la peinture m’est nécessaire parce qu’il y a de la maitrise et de la non maitrise avec beaucoup de choses à explorer. Le dessin et la peinture se nourrissent. Je me documente et je me dis je vais le faire en peinture ou en dessin.

En quoi exposer tes dessins t’apporte quelque chose ?
Cela me fait plaisir que les gens s’intéressent à mon travail et soient touchés par lui, parce que je ne fais pas ça que pour moi. C’est inhérent aux artistes : leurs créations vivent par le regard des autres. Que les gens viennent aux vernissages ou viennent me parler est super important pour moi. Mais il y a aussi des gens qui me disent que mes dessins les perturbent ! Mais c’est bien aussi de toucher les gens comme ça, j’aime aussi les perturber un peu. Mais je suis surtout très contente quand les gens achètent un tirage ou un original, qu’ils aient envie de les avoir chez eux, dans leur intimité, je trouve ça super. 

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Tu te souviens de ton premier dessin ?
Je ne sais plus, j’en ai fait tellement ! Ça devait sûrement être mon petit chien, mes animaux ou des chevaux car j’étais cavalière quand j’étais gamine. D’ailleurs c’est drôle parce qu’après avoir fait du dessin mon activité principale, je ne dessinais plus de chevaux… et maintenant ça revient, surtout dans les peintures. Des fois tu t’éloignes de choses, de sujets qui t’intéressent et après tu y reviens, comme des vagues qui vont et viennent. 
 
Qu’aimes-tu le plus dans ton métier d’artiste ?
D’être dans mon atelier à travailler, de passer mes journées à faire ça.

La solitude ne te pèse pas ?
Non parce que je vois quand même des gens, des amis, d’autres artistes. Je monte des expos…  Je ne vis pas toute seule au quotidien, j’ai mon chat ! Mais j’ai besoin de cette solitude pour travailler. J’ai déjà travaillé en atelier, c’était hyper nourrissant mais pour travailler j’ai vraiment besoin d’être toute seule, d’avoir ma bulle.  

As-tu pris des risques en te lançant à plein temps dans ton activité artistique ? Tu disais que tu avais une activité « alimentaire »à tes débuts avant de te lancer.
Oui bien sûr pour avoir une base pour payer mon loyer. Mais j’ai eu de la chance d’avoir des petits boulots dont les horaires étaient fractionnés, comme ça je pouvais avoir des journées sans y aller. Je sais que ça ne me convient pas d’avoir des horaires fixes, je le vis mal. Mais la vie que j’ai choisie, c’est une liberté qui peut paraître compliquée. Je n’ai pas de fiche de paie identique tous les mois. Il y a des hauts et des bas, parfois tu n’es pas sollicitée, tu peux travailler pour toi-même et tu déprimes de ne pas avoir de commandes, après tu es sollicitée et même trop et du coup tu n’as plus le temps pour toi. Mais les artistes c’est ça, on aime être tranquilles mais on aime aussi être sollicités. Tous les artistes ont un ego plus ou moins démesurés, plus gros que d’autres personnes, parce que notre création c’est nous-même. Si les gens s’intéressent à notre travail ils s’intéressent à nous aussi.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Donc tu ne fais pas de distinction entre ton travail et toi-même, ta personnalité ?
Si mais je me cache quand même derrière mes dessins. Même sur les réseaux sociaux, je ne parle que de mon travail. 

Vis-tu bien financièrement, de ton activité ? Tu arrives à vendre pendant les expositions ?
Oui, mais à côté j’ai aussi des commandes pour des magazines, des revues. Actuellement je fais également des visuels pour une micro-brasserie. Toutes ces commandes me permettent de pouvoir vivre de mon art. 

Tu n’es pas inquiète pour l’avenir de ton activité ?
Si je commençais à m’inquiéter, j’aurais du mal à vivre au quotidien. Evidemment il y a des périodes où je me dis qu’il faudrait que je fasse des démarches et en fait ça se fait naturellement, donc tant mieux j’espère que ça va continuer. Mais de ne pas être sûre du lendemain c’est une vie que j’ai choisie et qui me convient. J’ai eu des métiers salariés, j’ai été disquaire par exemple, je sais ce que c’est mais si j’en suis partie c’est que j’avais envie de développer mon activité créative. C’est un choix que j’ai fait et qui aujourd’hui me convient, je suis contente. 

A ce jour, tu penses avoir réussi ta carrière professionnelle ?
Je fais tout pour en être satisfaite. Après, la réussite c’est quoi ? Par rapport au regard des autres ? Le plus important pour moi est d’être satisfaite de ce que je produis. Quand je monte une exposition, quand je réalise une commande : est ce que j’en suis satisfaite ? Ça me tient à cœur de faire des choses que j’assume totalement. Si j’assume ce que je fais même pour les commandes, on peut dire que j’ai réussi mon travail, que j’en suis satisfaite. 

Tu arrives à te projeter dans les années à venir ? Tu as des désirs, des souhaits ?
Si je pouvais continuer à avoir la chance de dessiner au quotidien, d’être sollicitée pour des expositions, d’avoir des commandes intéressantes, je veux bien continuer comme ça ! Mais peut-être qu’un jour ça me lassera de faire ça, peut-être que je n’arriverais plus à me renouveler dans mes dessins, c’est possible.

Tu as fait une résidence d’artiste à l’Abbaye de Fontevraud en septembre dernier. Comment ça se passe ?
Ce sont des appels à résidence et il faut candidater. Mais il n’y a pas beaucoup de résidences de dessin, il y en a plus dans l’art contemporain.  

Tu trouves que le dessin n’est pas assez considéré ?
Depuis quelques années il commence à l’être. Mais quand j’étais étudiante, le dessin n’était pas considéré. C’était encore accessoire par rapport à la peinture ou à la vidéo. Mais heureusement depuis quelques années, le dessin commence à être reconnu. Jérôme Zonder par exemple, a fait une grande exposition à la Maison Rouge il y a quelques années. Ce n’est plus juste de l’illustration… Mais il y a toujours cette scission entre dessin et illustration, comme si être illustrateur était simplement dessiner les propos de quelqu’un. Le terme est utilisé péjorativement.

Que faudrait-il alors selon toi pour que le dessin soit un art reconnu à sa juste valeur ?
Ça c’est le mystère de l’art contemporain ! Les artistes font se qui veulent mais le public regarde ce qu’on lui donne à regarder. Mais grâce aux réseaux sociaux maintenant, il n’y a plus besoin de passer par une galerie pour être vu du public, même si les galeries restent un circuit à suivre.

Un circuit que tu as été obligée de suivre toi aussi qui a été représentée par une galerie ?
Oui mais je ne critique pas les galeries, je constate ce qu’il y a. Oui j’ai été suivie par la galerie « Le 3ème parallèle », aujourd’hui fermée. Etre suivie par une galerie c’est une relation de confiance, une relation d’amitié, ce n’est pas juste un magasin où tu poses tes dessins. Il y a un échange. C’est sûr que c’est bien d’être représentée à Paris, dans une galerie, ça a un côté prestigieux, mais ce n’est pas une obligation.

Toi ça ne te manques pas ? Le fait d’être à Nantes et pas à Paris, c’est embêtant ?
Moi ça ne m’embête pas du tout parce que je peux dessiner n’importe où. L’exposition au Stereolux est une très belle exposition. L’an passé j’ai fait une exposition dans un très beau lieu d’une petite ville : à l’abbatiale de St Philbert de Grand Lieu. Ca ne m’embête pas du tout d’être à Nantes, c’est une chance, il n’y a pas que Paris. Après c’est sûr que quand tu es représentée à Paris tu as plus de visibilité. Et à Paris, il y a plus de personnes qui ont les moyens d’acheter dans les galeries, c’est une réalité. Mais il faut avouer que quand tu es un artiste vivant en province et que tu démarches les galeries parisiennes, c’est compliqué, c’est comme si tu étais inexistant.

Tu as souvent démarché à Paris ?
Ça m’arrive quand je découvre une galerie dont j’aime bien les œuvres qu’elle expose, je la contacte en disant que je serais intéressée de travailler avec eux.

Et quelle est leur réponse ?
Parfois je n’ai pas de réponse ! Mais j’aime faire la démarche d’aller vers eux, pour me présenter et si ça ne se fait pas tant pis.

Tu as quand même une certaine notoriété à Nantes désormais, comment fais-tu pour continuer à étendre ton réseau ?
Ça se fait naturellement. J’utilise les réseaux sociaux aussi, je ne sais pas si c’est indispensable mais je le prends comme un outil où je montre mon travail, le processus, et avec lequel je communique sur mes expositions. Moi-même j’ai découvert des artistes étrangers grâce à ça.

Tu as une production assez riche. Combien de temps mets-tu à réaliser un dessin ?
Les très grands je dirais une centaine d’heures, entre l’idée et la réalisation. La colorisation pour les dessins c’est très long, mais j’aime ça, c’est comme une méditation. 

L’exposition « Fantasy Riot » de Delphine Vaute, se tient jusqu’au 30 mars 2019 au Stereolux de Nantes.
4 Boulevard Léon Bureau, Nantes


Site internet : delphinevaute.com
Instagram : @delphinevaute

Publié par :Solenn Cosotti

Un commentaire sur &Idquo;Delphine, illustratrice&rdquo

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