Retrouvez le portrait de Mélanie Clénet, ici : Mélanie Clénet
Photographies : Rémy Lidereau pour Etonnantes

Mélanie, tu es costumière…
Oui je travaille pour le spectacle vivant, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas du cinéma : le théâtre, le cirque, la danse contemporaine, le spectacle de rue…

…mais tu as également développé ta marque de design textile sous ton nom, Mélanie Clénet.
Oui depuis pratiquement huit ans. C’est parti d’une technique que j’ai mise en place pour une compagnie de cirque : je voulais intégrer les cordes du spectacle sur les costumes. Suite à ça, j’ai fait lentement évoluer mes créations jusqu’à ce qu’un jour la marque Des Petits Hauts me propose une exposition qui m’a permise de développer mes pièces : la marque m’a demandé différentes choses dont des pièces murales, ce qui m’a fait travailler ma technique.

Comment la marque Des Petits Hauts a-t-elle connu ton travail ?
Depuis quelques années leur principe est d’intégrer des créateurs à des évènements éphémères au sein de leurs propres collections et boutiques : des objets pour des plantes dans les points de vente ou une pièce murale s’intégrant au mobilier, un luminaire…

C’est donc vraiment la rencontre avec eux qui a été le déclic pour te pousser à développer tes créations? Sans cette rencontre tu ne l’aurais pas développée ainsi ?
Si mais j’avançais lentement. J’ai dû répondre à leur demande, rechercher des gammes colorées et en établir une en fonction de ce qu’ils me demandaient. Cela m’a été utile par la suite. Ma première collection est sortie il y a deux ans et en décembre-janvier, j’ai montré au salon Maison & Objet de nouvelles créations sur trois univers : des contenants, des luminaires, des pièces murales. Quand j’ai commencé, je ne faisais que des contenants.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes
© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Tu travailles donc en parallèle ton activité de costumière et ta marque ?
Oui, je travaille pour des ateliers, à l’atelier de l’Opéra de Nantes par exemple ou celui d’un théâtre ou même l’atelier d’une compagnie.

Tu n’es pas associée à une compagnie en particulier ?
Pas tout à fait mais en quinze ans de métier, j’ai travaillé avec une compagnie à Paris pendant longtemps. Aujourd’hui, je m’intègre à une équipe variable en fonction du projet et de son envergure. Par exemple à l’Opéra, il y a une personne qui dessine l’ensemble des costumes et fait la relation entre le metteur en scène et l’atelier qui va réaliser les projets. Et derrière cette personne, il y a un atelier qui réalise dont la cheffe d’atelier construit et coupe les costumes en lien avec la costumière. Ensuite, il y a encore d’autres personnes derrière qui vont assembler le costume, d’autres personnes encore qui vont teindre le costume et d’autres qui vont le patiner. Il y a beaucoup d’étapes différentes.

Tu te situes à quelle étape ?
Je suis plutôt dans la partie couture mais quand on travaille pour de plus petites compagnies, on touche à tout : la création, les essayages, la réalisation.

Pour l’instant, tu ne vis pas de tes créations textiles ?
Non, donc en exposant au salon Maison & Objet en décembre, l’idée était vraiment de rencontrer des architectes d’intérieur pour essayer de faire évoluer la marque. Mais cela prend du temps…

Pourquoi as-tu choisi de travailler la corde pour tes créations ?
Je travaille avec la Compagnie Lunatic depuis un certain nombre d’années, qui fait du cirque contemporain, aérien avec des trapèzes, du tissu et de la corde. Certains circassiens, de plus en plus même, créent eux-mêmes leurs propres agrès. Comme des artistes, ils cherchent une autre mise en scène, une évolution à leur travail d’aérien et cette compagnie travaille énormément avec des structures en bambou et des structures de fil. Pour un spectacle avec eux, je voulais intégrer la corde directement au costume. Je me suis mise à l’assembler avec la machine à coudre. Au départ, je l’avais cousue en rond pour faire un élément de corseterie venant au-dessus du costume. Puis, j’ai commencé à l’assembler en rond pour faire un plateau pour un spectacle ou un cadeau de fin de représentation.

Réaliser tes créations en corde est donc venu plutôt naturellement ?
Oui. A chaque début de projet, j’ai besoin de chercher ce que je peux travailler, comment je peux proposer autre chose que simplement aller chercher le tissu et faire le costume.

Et en cherchant d’autres pistes de travail, qu’as-tu trouvé avec la corde ?
Au début c’était l’utilité des contenants que je créais qui me plaisait. J’avais du mal à faire un objet qui n’ait pas une utilité.

Comment donnes-tu la forme et les courbes à la corde sans colle ni modelage ?
C’est un geste. C’est proche de la chapellerie, des chapeaux en paille qui sont faits à la main et à l’œil. J’arrive à faire des contenants qui sont quand même sensiblement similaires au niveau des formes. Je pense qu’on a dans notre cerveau, une sorte d’intelligence qui nous permet de reproduire des gestes sensiblement identiques.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes
© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Et avant d’acquérir ce geste, as-tu dû faire beaucoup d’essais et de recherches ?
Oui et j’ai cherché beaucoup d’autres matériaux car la corde que j’utilise maintenant n’est plus la même qu’au début. Elle est différente parce qu’au début je travaillais la corde toronnée, comme les grosses cordes de bateau. On était allés chercher ça dans une corderie et ce n’est pas un matériau que je pouvais acheter facilement donc j’ai cherché à trouver des fournisseurs qui pouvaient me fournir toujours la même corde. La corde que j’utilise dorénavant donne un côté plus lisse à l’objet, une ligne plus nette, ce qui a permis de faire évoluer les objets. Et ensuite j’ai acheté d’autres machines pour réaliser ce que je voulais faire. La corde est blanche et je la couds avec le fil qui donne la couleur. Ensuite j’ajoute un fil brillant en lurex qui donne l’aspect brillant, joue avec la lumière et de loin, donne l’impression d’une matière plus céramique.

Qu’est-ce que la corde te permet d’exprimer qu’un autre matériau ne pourrait pas faire ? Etait-ce important pour toi de continuer à travailler le textile ?
Quand on est dans un domaine et qu’on commence à maitriser certaines choses, c’est assez jouissif aussi de se demander comment on peut aller plus loin avec ça … La corde est un matériau textile et reste donc dans le domaine que je maitrise. Ce qui m’intéresse aujourd’hui est plutôt de concevoir des pièces murales. J’ai envie de faire des choses plus importantes en terme de taille et je reviens sur des principes qui sont plus liés aux dessins et aux découpages. Je peux réaliser des formes autres que juste ce qui est possible au départ avec un rond. L’idée d’accumulation et de recomposition me plait, pour recomposer une grosse pièce murale avec des petites pièces séparées.

Comment crées-tu ? Est-ce que tu dessines avant de réaliser chaque pièce ?
J’ai des idées en tête que je ne dessine pas forcément, j’ai besoin de les réaliser pour voir si ça fonctionne ou pas. Je fais des prototypes à la corde en choisissant mes couleurs notamment pour faire les reflets, j’essaie des fils pour donner les teintes que je souhaite.

A quel moment ton prototype est viable selon toi ?  Qu’est-ce qui doit te plaire ?
Je n’ai pas de critères définis. J’ai l’impression que c’est un tout, une écriture. Ça me plait quand je sais que mes créations peuvent se lier entre elles.

Tu as donc une vision d’ensemble de tes créations ? C’est pour cela d’ailleurs que sur ton site tu accordes une vraie importance à l’image de ta marque, à travers la mise en scène de tes créations, les photos ? Cela vient de ta connaissance de l’univers du spectacle ?
Oui je pense que les choses se relient. C’est important de mettre en scène, de raconter une histoire avec les créations. Pour les deux séances photos de mes collections, j’ai eu besoin de les prendre en photo avec de vraies personnes. D’abord parce que j’avais besoin d’avoir un rapport d’échelle avec les objets, d’où l’échelle humaine, et ensuite parce que je n’avais pas envie que les objets soient directement mis en scène dans un intérieur parce que j’avais l’impression que ça allait les figer dans quelque chose. J’avais envie de raconter quelque chose de poétique et lié au costume.
Je fais deux activités différentes et j’ai parfois l’impression de perdre pied. L’idée du premier shooting était que les créations deviennent une sorte de parure fictive. Et en même temps la personne photographiée tient les pièces de manière suspendue, comme posées sur un mur. Donc je voulais jouer sur l’ambivalence. Et j’aimais aussi l’idée que ce soit ouvert, que les objets soient décalés, qu’on puisse imaginer autre chose avec. Cela vient aussi du domaine du spectacle où l’on essaie de parler d’un sujet tout en ouvrant l’imaginaire du spectateur pour qu’il construise sa propre interprétation.

Pourquoi crées-tu des objets du quotidien ? Pour te détacher du vêtement ?
Je pense qu’à un moment on se laisse aller aux rencontres que l’on fait et en collaborant avec Des Petits Hauts, ils me demandaient de créer des objets du quotidien. La corde elle-même se prête beaucoup plus à faire des objets utiles, pour la maison, que du vêtement. Et aussi, je suis limitée par les formes qui sont forcément circulaires. L’évolution de forme de mes objets ne peut se faire qu’en découpant dans la matière pour réassembler autrement. 

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Pourquoi dis-tu que tu te sens parfois perdue entre ton métier de costumière et ton activité de designer textile ?
En costume, je réponds à une demande et à un cahier des charges esthétique et technique défini par la thématique du spectacle, par les contraintes techniques pour adapter le costume au spectacle. Pour mes créations, je réponds à un cahier des charges que je définis moi-même et qui est très simplifié et je ne fonctionne pas comme un designer en me disant que je vais créer un objet complètement utilitaire dont plus personne ne pourra se passer, je ne suis pas du tout dans cet esprit-là. J’ai une pratique un peu de plasticienne, d’artiste en quelque sorte et d’artisan designer mais j’ai parfois l’impression que tout ça est éloigné de ce que je fais en tant que costumière. Parfois cela me gêne qu’il n’y ait pas de liaison entre les deux.

Tu n’arrives pas à faire se répondre tes deux activités ?
Si mais quand on fait des choses complètement différentes parfois on a l’impression qu’on s’éparpille et qu’on ne sait plus trop ce qu’on fait… Je pense que c’est valable pour tout le monde.

Et as-tu une préférence entre les deux activités ?
Je me rends compte que j’aime bien les deux, que j’ai envie de les garder toutes les deux. Je travaille assez seule sur mes créations. Pour le spectacle vivant, je travaille avec une troupe, je fais des rencontres. J’ai travaillé récemment pour une danseuse contemporaine et c’était vraiment bien ce qu’on a fait pour le costume, le spectacle. C’est bien que je continue aussi à me nourrir en travaillant avec d’autres personnes.

N’as-tu pas envie de réaliser des créations à d’autres fins que pour la maison ?
Non car quand je fais un objet, je veux le simplifier au maximum. C’est une corde, du fil, une machine à coudre et un savoir-faire au niveau du geste.

Comment envisages-tu de développer ta marque ?
L’idée serait de montrer un maximum les pièces murales. Elles sont aussi pensées comme des matières murales pour certaines, j’établis un registre de formes pour la collection mais on peut les envisager au mètre, comme une tapisserie. Les évolutions sont aussi dues à des partenariats ou des demandes spécifiques pour développer différemment.

Mais c’est alors une évolution presque indépendante de ta volonté, puisque suscitée par des demandes. Est-ce que tu as des ambitions personnelles pour cette marque ?
J’aimerais collaborer avec des architectes d’intérieur pour qu’ils la travaillent comme des pièces décoratives, à plus grande échelle.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes
© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Es-tu satisfaite de ton activité à ce jour ?
C’est long de se faire connaître. Mais il faut dire que je suis impatiente, aussi !

Quelles sont les difficultés à surmonter au-delà du fait d’être patiente ?
La deuxième étape après un salon comme celui de Maison & Objet où l’on rencontre les gens rapidement, c’est se rappeler à leurs bons souvenirs : il faut les relancer et c’est ça qui est le plus difficile parce qu’il faut rappeler, démarcher…

Qu’est-ce qui t’inspire ?
Pour la première collection, c’était la nature, les bords de mer. Et pour la deuxième, je n’ai pas eu d’inspirations très précises même s’il y a une continuité notamment sur la gamme colorée. Disons que c’est un peu la technique qui m’a ouvert d’autres pistes. Par exemple, pour les deux pièces murales, qui sont uniques, je densifie la quantité de fil pour obtenir l’imprimé. Pour cette collection, je voulais sortir de la gamme de pastels parce que j’avais l’impression d’être cantonnée à quelque chose de trop « gentil ». J’avais vu une exposition sur la teinture indigo il y a quelques années et ça m’avait donné envie d’aller chez mes fournisseurs de fil pour m’acheter plein de fils dans les teintes de bleus différents. J’avais déjà envie de travailler sur des couleurs plus foncées et mon fournisseur ne faisait que de la corde blanche donc il a fallu que je trouve de la corde noire et en accordant les vibrations de fil et la corde, je voyais bien que ça me permettait d’aller ailleurs. Si je veux étendre ma clientèle, il faut que j’étende ma gamme de teintes.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Qu’est-ce que tes clients apprécient dans ton travail ?
J’ai l’impression que ce qui les touche c’est la poésie, la douceur des créations. Et la finesse, le côté sensible.

A quoi penses-tu quand tu crées ?
Je me donne un petit cadre, j’ai des ambitions de formes, d’assemblages que j’ai pu voir en graphisme ou ailleurs et du coup j’essaie de les transposer avec les matières que je travaille. En costume c’est la même chose, je m’astreints à des matières ou des gammes colorées en fonction de ce que je veux, en fonction de la lumière… Je me donne une ligne directrice, des envies. Mais je pense beaucoup à la couleur et à l’effet lumineux, aux subtilités que l’on peut avoir dans les reflets et dans l’assemblage de ces couleurs.

Jusqu’à présent, as-tu réussi à réaliser tout ce que tu avais en tête ou as-tu été freinée par la technique notamment ?
Il y a des assemblages de fils et de cordes qui ne fonctionnent pas. Ce sont les choix de couleurs qui donnent des reflets différents.

Et à quel moment tu te dis que ça fonctionne ?
C’est vraiment l’effet coloré, le contraste avec la corde. Quand c’est trop fort, le contraste n’est pas subtil et ne raconte pas grand chose.

Tu as toujours été intéressée par les travaux manuels ?
Oui, surtout que je viens d’un milieu où la culture était « on fait avec peu de choses, avec ce qu’on a ». La corde est alors un bon exemple parce que le coton est une matière courante, naturelle. Je n’utilise pas des matériaux qui sont déjà nobles et je trouve ça bien de réussir à faire avec un matériau de base quelque chose qui s’anoblit en rajoutant du lurex, en travaillant sur les idées de reflets. On arrive alors à un résultat qui s’approche de la soie tout en restant sur des matières très simples. C’est un vrai parti-pris lié à ma culture familiale, trouver des subterfuges pour arriver à un résultat qui pourrait s’apparenter à des matières plus nobles.

Qu’aimes-tu dans ton activité ?
Pour mes réalisations : être libre d’aller où je veux. C’est mon petit laboratoire. Auquel j’accorde de l’importance.

Ce n’est pas frustrant de ne pas pouvoir travailler à 100% sur ta marque et de devoir te répartir entre tes deux activités ?
Non parce qu’il se passe autre chose et ça laisse le temps de faire murir les choses. Entre temps j’ai peut-être d’autres idées qui vont arriver et me permettre de faire évoluer l’ensemble.

Après ta collaboration avec Des Petits Hauts, as-tu cherché d’autres collaborations ?
Je pense que ça va se mettre en place. Je reçois des emails, il faut le temps pour que les gens traitent différents projets en même temps… Tout cela avance sur du long terme. Pendant deux mois je peux n’avoir aucune nouvelle et un jour, on me rappelle…

Ce n’est pas décourageant de ne pas avoir de nouvelles ? Qu’est-ce qui te motive à continuer à créer sans savoir ce que ça va devenir ?
Parce que je reste active sur mes autres projets en costume. Ca fait à peine un an que je passe beaucoup plus de temps sur mes créations donc c’est assez récent, je n’ai pas de recul sur plusieurs années. Si je passais vraiment tout mon temps dessus, peut être que ça avancerait plus vite. Il y a le temps qu’on donne aux choses aussi, c’est en cours…

© Rémy Lidereau pour Etonnantes
© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Quelles explorations peux-tu encore faire de ta technique, au-delà de l’échelle que tu vas agrandir ?
J’aimerais travailler sur le côté graphique ou sur les formes. Pour un petit rond, je mets cinq minutes parce que j’ai la technique, c’est très répétitif. Je couds au fur et à mesure que j’enroule la corde, je couds à la machine en dirigeant à la main l’assemblage. Une pièce ne prend pas beaucoup de temps mais la machine fait beaucoup de bruit, visuellement c’est fatigant donc je ne peux pas enchainer la réalisation de petits ronds pendant des heures.

Au 67, qui regroupe à Nantes en un même lieu, plusieurs ateliers de créateurs dont le tien, échangez-vous entre artistes ? Est-ce inspirant de travailler dans un tel lieu ?
Je ne dirais pas que c’est inspirant mais plutôt rassurant d’échanger sur la façon de se vendre, sur toutes ces choses-là que je n’ai pas apprises et pour lesquelles on se débrouille. 

Te sens-tu plus à l’aise avec le temps pour présenter ton travail ?
Oui, je le présente dans tout ce qu’il a de possibilités sur les surfaces, sur les formes qui peuvent être assemblées, sur la gamme colorée avec laquelle on peut faire beaucoup de choses. J’essaie de donner des pistes pour ouvrir. Ensuite, il y a tout le côté lumineux qui est important parce que ça donne aussi un côté vivant à l’objet. En fonction des différents moments de la journée, les couleurs sur l’objet vont changer. L’objet est toujours en lien avec la lumière, par sa brillance ou ses reflets.

© Rémy Lidereau pour Etonnantes

Lisez le portrait de Mélanie Clénet, ici : Mélanie Clénet

Retrouvez les créations de Mélanie Clénet
Sur son site internet : 
melanieclenet.com
et son compte Instagram : 
@melanie.clenet








Posted by:Solenn Cosotti

Une réponse sur « Mélanie, designer textile et costumière »

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